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Jeunesse, compétences et éco-anxiété,
comment préparer au mieux
les futures générations ?

Rédigé le : 12 août 2025

Le 12 Août, un rappel des enjeux qui impactent la jeunesse actuelle

La journée internationale de la jeunesse est un moment adéquat pour se souvenir des enjeux et des anxiétés qui peuvent peser sur les nouvelles générations. 

Il est bien difficile de se construire dans un environnement incertain. Ceux qui prennent conscience des enjeux climatiques peuvent se sentir en contradiction entre ce que leur propose la société actuelle, et l’environnement dans lequel ils souhaiteraient s’épanouir dans l’avenir. Dans cette nouvelle ère de mondialisation numérique, et d’accès quasi-illimité à l’information mondiale (sous toutes ses formes), les nouvelles générations sont parfois plus au fait des enjeux planétaires, et des catastrophes qui surviennent à travers le monde. L’accès à ce type de contenus et d’informations se fait de plus en plus jeune. Cette utilisation généralisée du numérique peut avoir autant de conséquences négatives que positives, en fonction des éléments mis en avant par les plateformes. 

Aujourd’hui, les médias et les réseaux sociaux se développent sous toutes leurs formes. Mais la plupart ne mentionnent pas les enjeux environnementaux de notre siècle. Une proportion encore plus faible va se concentrer sur les solutions, plutôt que de mettre en avant les innombrables catastrophes à travers le monde. Plusieurs médias écologiques tentent d’utiliser la culpabilité pour pousser les lecteurs à l’action. Ce procédé peut avoir des conséquences antinomiques. Il peut entraîner le lecteur vers l’action, ou vers un état d’éco-anxiété, où les enjeux environnementaux, si impressionnants et globaux, semblent tout à coup hors de portée d’action et de compréhension. L’éco-anxiété suscite de nombreuses autres émotions et raisonnements plutôt négatifs, comme du défaitisme, de la résignation, et parfois même une recherche d’opulence, pour profiter tant que cela est encore possible. Certains auteurs sont même qualifiés d’effondristes, et écrivent leurs textes de sorte à instiller le plus de peur possible, en immisçant des craintes de fin du monde imminente dans l’esprit des lecteurs. Bien que le changement climatique soit un problème colossal, qui demande des solutions de nombreuses envergures, parfois mondiales, il est possible de questionner ce type d’approche par la peur ou l’angoisse, qui doivent se contrebalancer d’approches par le biais des solutions. 

Se construire dans un monde en tension

La jeunesse dans tout cela, doit bien continuer à se construire. Elle doit continuer à travailler à l’école. Elle doit découvrir la vie, ses peurs et ses joies dans un environnement mondial de plus en plus en tensions. On lui demande de se projeter, de plus en plus tôt, dans un futur professionnel qui sera peut-être sujet à des adaptations climatiques. Puis elle doit réfléchir à acheter un bien immobilier, dans des espaces parfois à risques climatiques actuels ou futurs. Enfin, la jeunesse doit trouver sa place, dans une société dont les fondements l’ont menés à cette situation, où de nombreuses questions existentielles se posent pour le futur. Les années de croissance brutale, permises par l’exploitation intense des ressources terrestres, ne pourront pas continuer indéfiniment. Et pourtant, l’humanité doit continuer à avancer, en atténuant ses impacts sur l’environnement, en adaptant ses pratiques et ses sociétés, et en réparant les dégâts qu’elle a causés à son environnement de vie. 

Depuis plusieurs années, l’activisme environnemental atteint des sphères de plus en plus larges, et de plus en plus jeunes. La prise de conscience se généralise, et se confronte à certains freins, comme le climatoscepticisme. Mais la jeunesse crie chaque année de plus en plus fort, pour que les politiques et industriels mettent en place des solutions plus efficaces, pour le climat et la biodiversité. Les politiques publiques, nationales et internationales en faveur de l’environnement se multiplient, se renforcent, ou régressent par moment. Un socle solide d’un combat pour l’environnement se met en place. Le droit environnemental se développe, et certains éléments naturels se voient attribuer des droits. Mais surtout, la jeunesse se mobilise contre les industries polluantes, et contre le greenwashing. C’est un cri du cœur mondial, qui vient des enfants et petits-enfants des générations dont le mode de vie est remis en cause aujourd’hui. C’est un cri source de conflits politiques, amicaux, intergénérationnels. Il s’agit de la revendication d’une jeunesse qui souhaitent s’épanouir dans un monde à adapter, où la nature doit être respectée, et intégrée aux réflexions sociétales.

Comment répondre à cet appel de la jeunesse, pour des conditions de vie enviables dans le futur ?

Le premier enjeu est de comprendre ce qu’implique l’éco-anxiété, et cette exposition à de nouvelles émotions induites par le changement climatique. De nombreux termes ont été utilisés à travers ces dernières années, pour tenter de décrire ce phénomène : solastalgie, dynatalgie… mais ce fut celui de l’éco-anxiété qui s’est imposé dans les champs scientifiques et politiques. 

L’humilité semble être de rigueur pour aborder ces questions, car ces nouvelles émotions ne sont pas ressenties de la même manière par tout le monde. L’écoute de la jeunesse est primordiale, pour adapter les formations, les sensibilisations et co-construire les futurs enviables. Ainsi, si certaines décisions des nouvelles générations (positions appuyées sur le fait d’avoir des enfants, de manger de la viande, de prendre l’avion…) peuvent sembler en contradiction avec des valeurs, un modèle ou une société spécifique, elles sont souvent appuyées par une réalité environnementale à entendre. Ces besoins d’adaptation des générations à venir sont à prendre en compte dans les réflexions et considérations apportées à la création de futurs désirables. Les mouvements considérés comme les plus radicaux, sont souvent liés aux émissions principales de carbone. Ces sources d’émissions sont encore, malheureusement, synonymes de succès, de bonheur et de réussite dans nos sociétés. 

Un second enjeu est de transformer l’anxiété en motivation. C’est ici que s’inscrit Terra Academia, dans sa mission de former et sensibiliser les professionnels de demain. Pour ce faire, l’association a noué des liens et partenariats forts, notamment avec la Regen School, Les Franciscaines ou encore des médias de relais comme Les Pépites Vertes. L’objectif est de véhiculer des idées de solutions, et des principes fondamentaux pour des futurs plus enviables.

Dans les formations Terra Academia, une place particulière est accordée aux conséquences de nos différentes actions sur l’environnement. Chaque formation vise à atténuer les conséquences de nos professions sur l’environnement, à adapter nos sociétés et à régénérer les écosystèmes. A travers ces formations, la jeunesse, tout comme les professionnels actuels, pourront se doter des compétences nécessaires à la préparation de notre avenir. Terra Academia a développé une sensibilisation d’ouverture aux métiers de la transformation écologique dont les détails sont disponibles ici

Pour plus d’informations sur les formations Terra Academia, rendez-vous sur notre site internet.